École à la maison = pêche aux poissons

Comment cette semaine d’école à la maison s’est-elle transformée en une joyeuse pêche aux poissons ? Outils numériques, vidéos, auto-formation et partage… une expérience riche en apprentissages.

Tableau de la classe, qui m’a servi à préparer mes vidéos
(j’habite à moins de 10 kilomètres de l’école… ouf !)

Le 31 mars, nous apprenions que nous allions être confinés pendant trois semaines : une semaine d’école en distanciel et deux semaines de vacances de printemps (unifiées pour toute la France).

Le lendemain, 1er avril, l’ambiance à l’école était étrange, électrique, avec un flottement continu entre soulagement et inquiétude. Nous étions soulagés qu’une décision soit enfin prise. Mais inquiets de savoir comment allait se dérouler cette semaine en distanciel. Ce qui n’a pas empêché les enfants de dessiner, découper, colorier… de nombreux poissons en papier, qu’ils ont collés partout (jusque dans mon dos).

Le midi, j’ai rapidement conçu un questionnaire à destination des familles afin de recenser leurs équipements informatiques et de créer un premier lien. Questionnaire à remplir le soir et à me rapporter impérativement le lendemain.

Le vendredi 2 avril, nous avons rangé la classe. Chaque élève est reparti avec des fiches de travail (photocopiées à la va-vite), un mini-fichier de maths et quelques cahiers. J’avais esquissé une ébauche de cahier-journal pour les trois jours d’école à la maison, sans savoir clairement comment j’allais m’organiser. Ma seule précaution a été de relancer les deux familles qui n’étaient pas encore inscrites sur Klassly afin qu’elles rejoignent l’espace de travail de la classe. Je voulais utiliser cet outil, sans trop savoir comment.

Vidéos, ateliers et autonomie

Le week-end a été riche en cogitations diverses et variées. J’avais trois objectifs en tête :

  • que les élèves travaillent en autonomie, comme ils savent le faire dans la classe lors des ateliers
  • que l’ambiance du groupe-classe, soudée et dynamique, soit conservée, même à distance
  • que le lien soit maintenu avec l’école, c’est-à-dire avec moi (et, pourquoi pas, avec la salle de classe ?)

Ma classe s’appelle depuis la rentrée, la classe des Moussaillons. Un nom que j’ai choisi en référence au Vendée Globe. Pour ne pas répéter sans cesse « La classe des CE2/CM1 » (ce qui est long et plutôt moche, non ?)

Moussaillons, poissons d’avril, groupe-classe soudé, objectif collectif, autonomie… de toutes ces données a émergé l’idée d’une grande pêche aux poissons. Pendant trois jours, nous allions partir tous ensemble sur le bateau École à la maison et les moussaillons allaient pêcher des poissons. Chaque exercice réalisé permettrait d’obtenir un poisson. Le poisson serait colorié en vert, orange ou rouge selon la réussite, déterminée par l’élève lui-même en auto-correction.

J’ai organisé les journées pour reproduire autant que possible le fonctionnement habituel de la classe. J’ai décidé de proposer un rituel de maths le matin, trois ateliers de quinze minutes (à faire dans l’ordre et au moment où l’élève le souhaite) et de la lecture suivie… De fil (de pêche) en aiguille, tous les éléments se sont mis en place.

Bon, ça semble un peu compliqué, cette partie de pêche. Comment expliquer tout ça aux parents d’élèves ? Et si je leur envoyais une vidéo ? Quoi de mieux que d’entendre directement les explications de la maîtresse ? Et c’est là que le challenge a commencé pour moi : tourner et monter une vidéo chaque jour, utiliser des outils numériques accessibles aux élèves, créer un formulaire pour connaître le résultat de leurs pêches respectives… Plein de mini-défis à relever. Pour une semaine palpitante.

Une semaine d’auto-formation au numérique

Voici les outils que j’ai utilisés :

  • Wondershare Filmora pour le montage vidéo. N’ayant jamais fait de vidéo de ma vie, j’ai cherché un outil simple et pratique. Filmora s’est avéré très facile à utiliser pour les fonctions de base (assembler les rushs, couper les ratés, ajouter des transitions et capturer l’écran de l’ordinateur). Il faudrait que je prenne le temps de l’explorer davantage pour améliorer le rendu des vidéos (par exemple, dissocier le son de l’image et travailler avec des images fixes et une voix off). Ma première vidéo : présentation du projet
  • Le drive de Google pour transférer les vidéos de mon téléphone vers l’ordinateur. Puis pour les partager aux parents, mes vidéos étant trop volumineuses pour être diffusées directement sur Klassly. Sans cet outil, tout mon projet serait tombé à l’eau.
  • Canva pour proposer le programme du jour sous forme de Feuille de route. Si j’utilisais déjà Canva à titre personnel, je n’avais pas eu l’idée jusqu’ici d’y créer des documents pour les élèves. Cette feuille de route n’était pas prévue au départ (je pensais juste donner les consignes en vidéo). L’idée s’est imposée quand une mère d’élève m’a demandé le travail à faire pour son fils qui était accueilli dans une école (enfant de personnel prioritaire). Au final, cette trace écrite était utile pour moi aussi, pour tout noter noir sur blanc. Et elle m’a permis d’apprécier à nouveau l’incroyable polyvalence et le pouvoir créatif de Canva.
Feuille de route, créée avec Canva
  • Google Forms pour proposer un formulaire à remplir avec le nombre de poissons gagnés chaque jour.
Capture d’écran – Formulaire École à la maison (début)
  • Calculatice pour le rituel matinal de maths. Je connaissais le site avec les exercices classés par niveau pour une utilisation libre. J’ai découvert la partie Application en ligne qui permet de créer un compte pour chaque élève, de choisir les exercices qu’ils ont à réaliser chaque jour et de suivre la progression de chaque élève.
  • Orthophore pour la dictée hebdomadaire. L’élève se connecte sur son compte individuel et complète en ligne la dictée proposée par l’enseignant(e) qui peut choisir une des dictées du site ou enregistrer sa propre dictée (texte à trous + voix), ce que j’ai fait. Pour « fabriquer » ma dictée, j’ai eu besoin du guide explicatif car l’interface n’est pas très intuitive. Le résultat final est top : on peut coder chaque type d’erreur et on obtient un graphique des réussites de chaque élève pour chaque type d’erreur.
Capture d’écran – Orthophore
  • Quizinière pour le questionnaire de lecture suivie. J’aurais pu créer ce questionnaire avec Google Forms, mais j’ai eu envie de tester cet outil proposé par Canopé. L’utilisation est très simple et le rendu plutôt sympa. J’ai apprécié le fait que chaque élève n’ait pas à se connecter à un compte individuel. Il a juste à cliquer sur le lien envoyé par l’enseignant(e). On peut également proposer le questionnaire en partage public sur le site Quizinière pour que d’autres classes puissent y accéder.
  • Libre Office Calc, où j’ai créé une feuille de tableur avec un diagramme pour que chaque élève puisse suivre la croissance de son plant de petit pois pendant les vacances (activité expliquée en vidéo ici). En effet, le dernier jour, nous avons semé des petits pois. Chacun est reparti avec son pot et depuis jeudi, ça pousse ! Ce mini-projet avait pour objectif de maintenir un lien avec l’école. Nous poursuivrons notre travail en sciences sur les graines après les vacances.
  • Enfin, last but not least, Klassly (ex-Klassroom). J’utilisais cet espace privé pour communiquer avec les parents depuis la rentrée, comme un cahier de vie numérique. Dans la partie Publications, je postais des photos ou petites vidéos de la vie de la classe, et quelques informations pratiques. Pendant cette semaine d’école à la maison, j’ai utilisé la partie Klasswork (agenda) pour partager les documents nécessaires pour chacun des trois ateliers quotidiens. Grâce à la partie Conversation (chat), j’ai pu contacter les familles individuellement. Les parents ont utilisé cet outil pour m’envoyer une photo de leur enfant avec son pot de petits pois. J’ai publié ces photos dans la partie Publications, ainsi que la feuille de route et la vidéo pour chaque journée de classe. J’ai apprécié de pouvoir programmer chaque jour la publication de ces informations, afin qu’elles soient disponibles pour les parents dès 7h30.

Premier bilan

Cette semaine de pêche sur le bateau École à la maison a été très chargée. J’ai dû me former au tournage et montage de vidéos, ce qui m’a pris beaucoup de temps (je me suis couchée à 2 heures du matin lundi et mercredi).

Ce fut très formateur. J’ai découvert des outils numériques que je ne connaissais pas, j’ai relevé des défis personnels (oser enregistrer ma voix en vidéo et oser proposer cette approche créative aux parents).

Les parents semblent avoir apprécié mon travail. Certains m’ont remerciée, ce qui, avouons-le, fait toujours plaisir.

Je laisse le week-end aux familles pour terminer les activités proposées et je ferai un bilan en début de semaine prochaine. Les outils de suivi (Calculatice, Orthophore, Quizinière) me permettent déjà de savoir que certains élèves ne se sont pas connectés de la semaine. Est-ce par difficulté d’accès au numérique ? Une mère d’élève m’a dit n’avoir qu’un smartphone, ce qui rend impossible l’utilisation de Calculatice (il faut une tablette ou un ordinateur).

Cette fracture numérique, prévisible pour certaines familles, m’a fait hésiter à me lancer ainsi dans une semaine très connectée. Aurais-je dû leur donner des manuels ? Des photocopies ? Il faut faire des choix. Quelque soit la solution adoptée, certains élèves auraient eu des difficultés à se mettre au travail.

Donner les consignes en vidéo me semblait une approche intéressante pour développer l’autonomie de l’enfant. J’ai reproduit ainsi le fonctionnement en ateliers dont ils sont coutumiers. En classe, ils savent se mettre seuls au travail. Ont-ils réussi à la maison ? Certains élèves, oui, si j’en crois les retours des parents. L’auto-correction est également une méthode que j’utilise régulièrement (à petite dose : dictée flash, calculs…) et que les élèves apprécient pour connaître tout de suite le résultat de leur travail.

Cahier d’une élève – Photo transmise par les parents via Klassly

Certains parents m’ont dit que leur enfant avait été très motivé par cette pêche aux poissons. Certains en ont pêché 14 dans la journée de jeudi ! C’est une réussite pour eux… et pour moi.

Si nul ne sait si nous retournerons en classe le lundi 26 avril, une chose est certaine : le bateau École à la maison est à quai, prêt à repartir pour une autre semaine de pêche aux poissons.

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De Thésée à Jules Verne

Pourquoi pratiquer la lecture à voix haute en classe ?

Souder la classe par des lectures communes

Depuis plusieurs années, j’offre des lectures à mes élèves : je leur lis des histoires, pour leur plus grand plaisir (et le mien !) J’ai commencé quand j’avais un triple niveau CE2/CM1/CM2 en 2008. Pour souder la classe, je voulais que tous les élèves partagent une culture littéraire commune. C’était un moment de regroupement après la récréation du matin, avant que chaque niveau ne reparte dans ses propres apprentissages.

Je couplais alors cela avec la littérature : je lisais quelques pages à voix haute, m’arrêtais à un passage intéressant et donnais la suite à lire le soir à la maison, avec quelques questions ou un bref exercice de type vrai ou faux. Ainsi, par alternance entre lecture offerte et lecture individuelle de l’élève, nous avons dévoré cette année-là des romans entiers. J’avais trouvé l’inspiration sur le site Lire un roman au CM, qui m’avait permis de découvrir, entre autres, les excellents romans jeunesse de Jean-Claude Mourlevat.

Lire en feuilletons et découvrir la mythologie

Et puis j’ai découvert Le feuilleton d’Hermès, en l’écoutant à la radio. Il s’agit d’un récit en 100 épisodes permettant aux élèves de découvrir la mythologie grecque. L’autrice, Murielle Szac, a bientôt sorti ce feuilleton en livre. Puis d’autres volumes ont vu le jour : les feuilletons d’Ulysse, de Thésée, d’Artémis. Quand j’ai voulu en acheter un pour le lire à mes élèves, je me suis tournée vers Le feuilleton de Thésée. Pourquoi ? Parce que les personnages et dieux qu’on y rencontre correspondaient mieux à ce que mes élèves allaient découvrir en sixième (j’avais des CM2). Et également parce qu’on y découvre les 12 travaux d’Héraclès, des épreuves passionnantes qui montrent que la force n’est pas toujours utile, que l’intelligence et la ruse sont parfois de bien meilleures alliées.

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Quelle enseignante suis-je ?

Aujourd’hui, j’ai débuté la lecture d’un livre acheté depuis plusieurs mois : Enseigner en classe flexible (éditions Retz). Pourquoi ai-je acheté ce livre de pédagogie ? Quelle est ma réflexion professionnelle lors de la lecture ? Décryptage.

Jusqu’ici, j’ai lu très peu de livres de pédagogie.

Jusqu’ici, je me suis très peu interrogée sur ma posture et mes gestes professionnels.

Jusqu’ici, je me suis peu épanouie dans mon métier, ne cessant de me comparer à mes collègues, cherchant ma place, ma façon de travailler, mes outils, ma propre relation aux élèves et aux parents.

Et puis, l’an dernier, il y a eu la Faille. Quand j’ai repris en septembre dans une nouvelle école, j’avais conscience de ce besoin qui m’habitait. Trouver enfin ma façon de travailler. Me faire confiance pour appliquer ma propre recette, une recette longuement mijotée, à partir d’ingrédients savamment choisis : mon expérience d’élève, la transmission de mon père, les échanges avec les collègues rencontrés dans des écoles différentes, ma propre expérience professionnelle dans tous les niveaux de classe…

J’ai donc acheté ce livre : Enseigner en classe flexible. Parce que je pense qu’il faut faire évoluer les pratiques pédagogiques vers la flexibilité. J’ai discuté l’an dernier avec une collègue ayant modifié son fonctionnement de classe selon ce « modèle » de la classe flexible et j’ai trouvé cela très inspirant.

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Remue-méninges

En ce premier lundi de vacances, j’ai envie de faire le point sur toutes les questions pédagogiques et didactiques que je me pose à l’heure actuelle, les éléments à travailler en période 4, les projets…

Photo Unsplash : Pascal van de Vendel

Français

  • Petit écrivain : quels inducteurs d’écriture ? Quelle fréquence ? Combien de séances pour un même texte ? Faut-il utiliser des répertoires orthographiques pour éviter l’écriture « phonétique » ? Lesquels ? Comment l’élève peut-il apprendre à retravailler son texte, tant pour la syntaxe que pour l’orthographe ?
  • Lecture : comment travailler et évaluer la compréhension de lecture ? La lecture d’œuvres complètes est-elle suffisante ? Pour développer quelles compétences ? Des dispositifs type ROLL ou des méthodes comme Lector, lectrix sont-ils nécessaires ? Et si oui, comment intégrer ces séances de compréhension dans un emploi du temps déjà surchargé ?
  • Littérature : quelle lecture suivie en période 4 ? Quelle lecture offerte, après Le feuilleton de Thésée ?
  • Semaine de la presse : quel projet ? Journal de classe ? Comment intégrer l’outil informatique dans le quotidien de la classe, compte-tenu de l’obsolescence des ordinateurs portables disponibles à l’école ?
  • Orthographe : à quelle fréquence faut-il faire des dictées et dictées flash ? Comment intégrer dans l’emploi du temps des séances spécifiques d’orthographe et notamment le travail sur les homonymes grammaticaux ?

Maths (MHM)

  • Boîtes à énigmes : comment les utiliser ? Quel suivi ?
  • Semaine des maths : quelles activités choisir ? Quel recueil d’éléments pour l’animation pédagogique du mois de mai ?

Histoire-géographie, sciences, QLM

  • Histoire : comment faire des séances intéressantes avec de vraies situations de recherche ? Quelles activités pour les élèves ? Quelles traces écrites ?
  • Histoire : comment faire pour avancer plus rapidement et passer d’Henri IV à la Révolution industrielle ? Quelles frises ou activités pour donner des repères aux élèves sur 2 siècles d’Histoire (XVIIème et XVIIIème), sans entrer dans les détails ?
  • Géographie : quels outils utiliser pour cette discipline que je trouve très difficile à enseigner ?
  • Sciences : quels semis ? Quel travail en sciences autour du vivant ? Un projet pour la classe est-il possible, en partant des semis pour aller vers des notions plus théoriques (besoins des êtres vivants, interdépendance, chaînes alimentaires) ?

Arts, EMC

  • Parcours culturel : quelle fiche sur Jules Verne, suite à la lecture du Tour du monde en 80 jours ?
  • Écoute musicale : quelles œuvres en période 4, en lien avec l’Histoire des arts ?
  • Travail sur les émotions : utiliser Calme et attentif comme une grenouille ? D’autres supports ?

Projets, aménagement de la classe, divers

  • Semaine de la presse, semaine des maths : deux temps forts à préparer pour la période 4
  • Permis piéton CE2 et permis vélo CM1 : quelle préparation ?
  • Bibliothèque de classe : comment l’organiser ? Faire l’inventaire ? Organiser les emprunts ? Quel lien avec la BCD de l’école ? Acheter de nouveaux documentaires, notamment sur la révolution industrielle, couvrir les romans
  • Rallyes-lectures : couvrir les livres. Quels rallyes ? Quelle organisation dans l’emploi du temps ? Archiver les anciens rallyes sur ce blog ?
  • Formation distancielle sur le numérique : projet à finaliser
  • Pédagogie : lecture du livre sur la classe flexible, relecture du document de Michel Bourbao sur les invariants de la conduite de classe (carte mentale ?)
  • Outils, manuels, fiches… : tri, choix et désencombrement, en lien avec ce blog (archiver numériquement certains documents ?)

Premiers mots

Les vacances d’hiver commencent. Et j’ai enfin créé ce blog, dont l’idée me trottait dans la tête depuis des semaines. Spiralécole… parce que j’aime la spirale, cette forme si étrange, plutôt fascinante et si répandue dans la nature. Spirale à l’école ? Oui, les apprentissages sont spiralaires. Et mon parcours professionnel me semble également spiralaire.

Pourquoi ce blog ? J’ai envie de :

  • partager mes réflexions sur l’école, la pédagogie, le quotidien de ma classe
  • raconter anecdotes, souvenirs, moments de vie avec les élèves
  • garder trace de mes doutes, de mes essais (et erreurs), de mes découvertes
  • me former, échanger, partager
  • trouver un nouvel élan pour m’épanouir dans ce métier

Qui suis-je ? Enseignante depuis 18 ans maintenant, j’ai passé le concours en 2002 et débuté dans l’académie de Nantes. Puis j’ai changé de région par mutation interdépartementale (obtenue dès la première demande en 2009).

Si j’ai eu tous les niveaux de classe, j’ai compris, au fil du temps, que je me sentais plus à l’aise avec les élèves les plus âgés (CE2, CM1, CM2). Après sept ans dans une grosse école en ville, j’ai changé de poste à la rentrée 2020. Je travaille maintenant dans une école primaire de 6 classes en milieu rural.

Quelle classe cette année ? J’ai une classe de CE2-CM1 de 20 élèves. J’utilise la méthode Picot en grammaire, MHM en maths et I love english school (niveau CE2 cette année). Pour le reste, je pioche à droite à gauche… et je patauge parfois avec ce double niveau sur deux cycles que je n’avais jamais eu auparavant.

Bon, pour un premier article, c’est déjà bien.

La grande aventure est lancée. À bientôt !